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Chalazion : comprendre, reconnaître et traiter cette inflammation de la paupière

Le chalazion est une affection oculaire bénigne, fréquente mais parfois mal comprise. Souvent confondu avec l’orgelet, il peut entraîner gêne, inconfort esthétique et, dans certains cas, troubles visuels temporaires. Pour les professionnels de l’optique comme pour le grand public, bien connaître le chalazion permet d’en faciliter la reconnaissance et d’orienter vers une prise en charge adaptée.

Qu’est-ce qu’un chalazion ?

Le chalazion est une inflammation chronique d’une glande de Meibomius, située dans la paupière supérieure ou inférieure. Ces glandes sont responsables de la production de la composante lipidique du film lacrymal, indispensable à la stabilité des larmes.

Lorsque le canal excréteur d’une glande de Meibomius se bouche, le sébum s’accumule, provoquant une inflammation localisée. Contrairement à l’orgelet, le chalazion n’est pas une infection bactérienne aiguë, mais une réaction inflammatoire stérile, qui évolue plus lentement.

Quels sont les symptômes du chalazion ?

Les signes du chalazion sont relativement caractéristiques :

  • Un nodule ferme, arrondi, non douloureux au toucher, apparaît sur la paupière.

  • La peau peut être légèrement rouge ou enflée au début.

  • Une gêne à la fermeture ou l’ouverture de l’œil peut être ressentie.

  • Une légère pression sur le globe oculaire, notamment si le chalazion est volumineux, peut provoquer une vision floue transitoire.

Dans les formes persistantes ou multiples, un aspect inesthétique est souvent la principale plainte du patient.

Chalazion et orgelet : attention à ne pas les confondre

Ils se ressemblent, ils se logent au même endroit, mais ne sont pas issus du même mécanisme. Le chalazion et l’orgelet sont souvent confondus… à tort ! Voici comment les différencier en un clin d’œil.

🔸 Le chalazion : quand une glande se bouche, sans infection

Le chalazion, c’est l’inflammation silencieuse. Il survient lorsque l’une des glandes de Meibomius, logée dans la paupière, se bouche. Résultat : une petite masse ferme apparaît, sans douleur particulière. Ce nodule se développe lentement, à l’intérieur de la paupière supérieure ou inférieure. La peau peut être légèrement enflée ou rouge, mais sans signe d’infection.

Le chalazion n’est ni contagieux, ni purulent, et bien souvent, il se résorbe spontanément avec des soins locaux.

🔸 L’orgelet : le bouton qui pique et qui brûle

L’orgelet, lui, est le cousin infecté et pressé. Il se manifeste soudainement, parfois en quelques heures, avec une douleur vive et une rougeur visible au bord de la paupière. Ce petit abcès est causé par une infection bactérienne (souvent un staphylocoque), qui touche un follicule pileux ou une glande sébacée.

Contrairement au chalazion, l’orgelet est souvent douloureux, rouge, et peut contenir du pus. Il ressemble à un bouton ou un furoncle, et peut être légèrement contagieux.

Quelles sont les causes d’apparition d’un chalazion ?

Plusieurs facteurs peuvent favoriser l’apparition d’un chalazion :

  • Une dysfonction des glandes de Meibomius (fréquente dans les sécheresses oculaires).

  • Des affections dermatologiques comme la rosacée ou la dermatite séborrhéique.

  • Une hygiène des paupières insuffisante ou inadaptée.

  • Le port prolongé de lentilles de contact mal entretenues.

  • Des récidives peuvent survenir chez certains patients prédisposés.

Traitement : comment soulager un chalazion ?

🌿 Traitement conservateur (dans la majorité des cas)

La première étape repose sur des soins locaux quotidiens :

  • Compresses chaudes appliquées plusieurs fois par jour (5 à 10 minutes) pour fluidifier les sécrétions et favoriser le drainage.

  • Massages doux des paupières, réalisés avec des mains propres, en direction du bord palpébral.

  • Nettoyage avec une solution oculaire spécifique (sérum physiologique ou lotion pour paupières).

💊 En cas d’échec ou de forme persistante

Si le chalazion ne régresse pas spontanément après plusieurs semaines :

  • Un médecin ophtalmologiste peut prescrire une pomade à base de corticoïdes ou un traitement antibiotique local si une surinfection est suspectée.

  • En dernier recours, une incision chirurgicale en ambulatoire peut être proposée, généralement sous anesthésie locale.

Quand faut-il consulter un professionnel de santé ?

Il est recommandé de consulter un médecin ou un ophtalmologiste dans les cas suivants :

  • Si le nodule persiste plus de 2 à 3 semaines sans amélioration.

  • Si le chalazion est répétitif ou multiple.

  • En présence de douleur importante, rougeur marquée, fièvre ou écoulement : cela peut évoquer une infection.

  • Si une altération de la vision est ressentie.

L’opticien, en tant que premier interlocuteur de santé visuelle, peut jouer un rôle clé dans l’orientation du patient vers une consultation adaptée, en cas de doute.

Peut-on prévenir l’apparition d’un chalazion ?

Oui, certaines habitudes simples permettent de limiter les risques :

  • Nettoyer régulièrement les paupières, surtout en cas de port de maquillage ou de lentilles.

  • Éviter de se frotter les yeux, surtout avec des mains sales.

  • Suivre un traitement adapté en cas de blépharite ou de pathologies de peau associées.

  • En cas de récidives, un suivi ophtalmologique régulier est conseillé.

Conclusion : une affection bénigne, mais à ne pas négliger

Le chalazion, bien qu’il soit généralement sans gravité, peut devenir une source de gêne esthétique ou visuelle. Sa bonne prise en charge repose sur une identification rapide, des soins locaux rigoureux, et un accompagnement approprié. Grâce à une meilleure connaissance de cette affection, les professionnels de l’optique peuvent contribuer à une prise en charge efficace et rassurante.

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